Vois ce qui te ressemble et jamais ne l'oublie!
Vois ce qui te ressemble.
Toi le géant à la grâce sublime.
Un chêne tu déracines,un brin d'avoine tu épargnes.
L'oriflamme belliqueux claque sur les nefs aux voiles déployées comme l'esprit ardent
éclate sur ton front.Comme ton auguste regard transcende,la rafale noire et brusque d'une nuée de corbeaux dans un ether céruléen.Au sol conquis,l'épée fichée.
Aux armes animales,le sang.Les arcanes dans les palabres fabuleuses des
sorciers pour animer les entrailles des sepulcres démoniques.Pour te relever,mon guerrier exténué,le chatoiement des ondes enchanteresses,divine liqueur à l'ombre des lourdes ramures.
Le visage d'une citée immaculée,au port altier,sur les montagnes tourmentées.Le nez droit de la tour d'argent.Les lézardes,les ciselures,le chêne de sa bouche percée par deux anneaux d'airain.Son
regard embrasse ton monde,mille sentinelles aux créneaux de sa tiare de marbre.
Les hommes libres,les aliénés,le fracas des cors pour les rassembler.Les vierges dociles,les lascives sybarites,la cadence des tambours pour les exalter.Plus noble que les orbes astrales,plus
beau qu'une écume efflorescente,ton peuple dévale le verbe des bardes,au timbre envoutant des harpes,dans le silence déférent de l'Univers.
Vois Aimé ce que mes yeux voient.
Laisse nous là-bas,laisse moi en toi.
J'ai ouvert ta poitrine pour y déposer le fruit vermeil arraché à mon giron.
A l'unisson ces aubiers gonflés d'amour pourront-ils battre,dussions-nous empoigner nos plaies béantes.
A mon unique et ultime Aimé.
Aux doux affables qui ne nous ont vus qu'avec le coeur.
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