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Lundi 24 mars 2008

 

Comment puis-je oublier l’humilité avec toute ta richesse à mes cotés?
Et pourtant j’ai levé la tête,ta main sous mon menton.

Mais je ne suis qu’un oiseau fremissant au milieu de ton vaste ciel.
Je ne suis qu’un bourgeon vernal au flanc de ton écorce.

Les paroles des trouvères possèdent-elles la force necessaire,
mon verbe encore hesitant s’élèvera t-il assez haut pour te louer?

Je ne suis qu’un reflet sur la vague de ton fabuleux océan.
Rien d’autre que la pâle lune à la face de ton soleil.



Comment puis-je retenir mes larmes avec le souvenir de ton immensité?
Et pourtant elles savaient si bien se tarir,toi contre moi.

Mais je ne suis qu’une nuée de cendre offerte aux rafales  de cette histoire.
Je ne suis qu’un verset de ce cantique murmuré à son dénouement.

Les prières des profanes trouvent-elles égide indulgente,
mon tourment demeurera t-il à l’ombre de l’irrémédiable?

Je ne suis que l’empreinte des pas sur les arènes sablonneuses.
Rien d’autre que ce spectre rôdant le long d’une grève blafarde.



Comment puis-je poser la dague sur nos chairs,l’une à l’autre vassales?
Et pourtant,main tremblante,j’arrache doucement mon âme à ton étreinte.

Mais je ne serai plus que la remembrance d’un regard aimant,un rire etouffé.
Je ne serai plus qu’une chimère au dessus de ton épaule,à l’accoudoir des souvenirs.

Le coeur doit-il accepter de devenir plus froid encore que le trépas,
qui puis-je immoler desormais sinon moi-même afin de t’offrir la paix?

Je ne serai plus que gardienne au pyrée de nos reliques d’amour.
Rien d’autre qu’une fée languissant sous ton arbre mon aimé.

 

 

Par Nadia - Publié dans : mes écrits
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