Je me suis endormie au seuil de l'antre sybillin des génies du crépuscule.Le silence sur les prés lors que s'épanche doucement la
mante des nuits enchanteresses.
Sur mes paupières glissent leurs mains ténues,dans le delicat bruissement de leurs ailes diaphanes.Ils viennent murmurer le nom secret qui,de leur royaume éthéré,ouvrira les
portes.
Un soupir pour emporter mon âme au delà des allées couvertes,jusqu'aux cercles de pierres,et demeurer là,sous le dôme constellé.
Un lai psalmodié,substrat d'ancestrales homélies pour animer leurs danses et me réveler,en totale béatitude,l'Absolu.
Je me suis éveillée à l'aurore naissante sous la caresse d'une aile noire.L'une s'etait déployée sur mes songes,l'autre me montre l'horizon tandis qu'émerge la face aniline du soleil.




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