Demat deoc'h

  • armelezour
  • : 06/10/2006
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Samedi 27 octobre 2007
Meez 3D avatar avatars games


Vous avez vu ça?Mais qui cela peut-il bien être?C'est bizarre,cette magnifique,sublime,incroooooooyable, epouuuuustouflante,jeune ( ;p ) femme me dit quelque-chose,pas vous? Qui a dit :"t'as vraiment rien d'autre à foutre?".....ben...non :D

En tout cas,si comme moi vous avez parfois (souvent?) 10 ans d'âge mental et que l'envie de faire joujoux vous prend, allez donc vous amuser par ici et créer vôtre petit perso animé:

http://www.meez.com/main.dm
Par Nadia - Publié dans : MOUHAHAHAHAHAHA!!!
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Samedi 27 octobre 2007


Taillant les flots noirs,un frêle esquif et ses voiles lacérées,charpie torturée par les vents mauvais.Debout à la proue, je vois ramer ces fantômes aux visages multiples,incarnation de mon passé.Il ne reste aucun souvenir des havres désertés et l'espoir se dissout dans les méandres du temps.Parfois la mer semble retenir son souffle.Doucement la lassitude s'épanche sur mon esprit.Comme les grains de sable sous la substance insaisissable des eaux,je me laisse bercer,l'âme embuée.Et lorque les cieux s'enroulent au dessus de ma tête,gigantesque serpent aux écailles cendrées,rugissant,haranguant furieusement les océans,mes doigts meurtris s'aggrippent aux flancs rongés de mon fragile vaisseau.L'assaut des lames,êtres menaçant à la chair viride,m'épuise,m'élime,m'écrase.Me voici les yeux rougis et brûlés par le sel.Lentement mes membres s'engourdissent.Je glisse,dos sur le pont,j'attend la mort sans même m'en rendre compte.Sur mes lèvres,une dernière fois cette prière:


"Où est l'étoile que je cherche en vain?Dans l'insondable ventre blanc des brumes,vais-je encore m'égarer sans fin?".



Et de par le verbe sacré surgit l'impensable.La chaleur.Les traits blonds et radieux du soleil perçent le brouillard,tresses éclatantes de Lug lêchant les flots,effleurant ma peau,embrassant mon visage.J'entend le crôassement de l'oiseau noir,planant au dessus de mes bras tendus.Dans un effort ultime,je parviens à me redresser.Le vol enchanté du corbeau attire ma barque sur les berges d'une terre fabuleuse.Desormais,mes errances steriles ont cessé,j'avance éblouïe à la découverte de cet endroit où subsiste l'energie créatrice.Ta main a peuplé ces contrées de héros prodigieux.Hommes,femmes,enfants,bêtes,créatures de légende émergent de l'hemorragie de tes lignes,du ruissellement de tes couleurs.Par delà le miroir de ton âme,ils sont le fruit de ton regard,l'echo de ton savoir et de ta culture.


Je marche ici à l'aventure,suivant leurs traces,ecoutant leurs histoires,enveloppée par la beauté de ton monde.Ces écueils à la robe de varech,acérés devant les éclats ivoirins de l'écume,sont les tiens.Ces rivages sablonneux parsemés de galets aux rondeurs disparates,modélés et lustrés par le ressac,sont les tiens.J'empreinte les sentiers qui bordent tes côteaux,les rafales du large ont fait se prosterner leurs toisons arborescentes.Je suis offerte à tes plaines,larges fronts à la force paisible,parés du diadème amethyste des bruyères.Le coeur humble et révérent devant la majesté de tes forêts,tes pierres consacrées et mystiques,les veines limpides de tes rivières,vouivres des entrailles caverneuses ,aux sourdes déambulations.


Mythique univers,je ne veux plus partir,j'ai encore tellement à découvrir.Je te vois tel qu'aux premices originels et pose,admirative,l'extrémité de mes doigts sur tes lèvres.Parle-moi encore,laisse chanter le peuple,la faune,les élémentaux qui résident en toi,là où l'oiseau solaire voulut guider mes pas.Parle encore,ne te détourne pas,n'aspire qu'à "être",sombre et violent crépuscule de cette terre mais aussi aurore lumineuse et bienveillante.Demeure ainsi et à jamais vivant.









Par Nadia - Publié dans : mes écrits
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Mercredi 3 octobre 2007

Quand ,las, tu erreras sous les denses frondaisons,le pas lourd des lieues parcourues,accablé,le front marqué par l'ombre des impitoyables carnages endurés.Quand,las,tu ne trouveras plus ton chemin,dès lors plante ton épée en cette terre qui est mienne et ne cherche plus.Vois,la lumière tombe entre les ramures,ruisseau doré sur les tapis de feuilles et dans l'air virevoltent mille poussières chatoyantes,douces comme une neige d'argent.Entends-tu les ritournelles des oiseaux?Ils récitent pour toi les lais que je leur ai enseignés.


La rivière est prôche,apaise ta soif dans la pureté de ses ondes.Repose ton dos fourbu contre ces roches aux vertes mantes.L'air clément du crépuscule viendra panser tes plaies,car de mon être tout entier il émane tel un onguent bienfaisant.Laisse tes mains frôler la peau parfumée des saules et leurs sinueuses crinières de lierre.Bientôt je murmurerai ton nom.Des mondes souterrains à la cîme des arbres,viendront les gardiens de ma demeure,luminescent cortège,leurs pas dans les miens.


Sous l'éclisse de lune,sourire bienveillant dans le visage noir de la nuit,je danserai pour toi.Que tes paupières ne cillent pas lorsque mes bras t'enlaceront ou le temps à jamais nous dérobera l'un à l'autre.Sous l'étreinte,Reste éveillé mon aimé,révélé à toi même sans crainte.Comme le fleuve se dissout dans la mer,s'évanouiront tes torpeurs passées.Nul cri,nulle supplique,nul combat car dans la paix,de mon peuple tu deviendras souverain.Et les mortels passeront là,sur l'écrin sinople de nôtre trône.Pélerins du vénérable au message d'amour,ils s'inclineront devant l'immuable.


Afin de sustenter leurs rêves,nous leur enverrons le soleil sur les ramures mordorées,les étoiles,lustres immenses balisant leurs routes,les mélopées plaintives des mouettes sur l'océan brumeux.Nous ferons sourdre les sources salvatrices,chuchoter nos enfants auprès de leurs demeures.Afin de nourrir leurs espoirs,nous leur feront présent des pierres grises,abris de leurs défunts,remparts face aux vents de tempête.Nous garderons vivaces les brasiers offerts à la musique de leurs flûtes et de leurs vasques de bronze.Voilà pour eux afin qu'ils content à leurs têtes blondes,nôtre union sacrée.

Par Nadia - Publié dans : mes écrits
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Lundi 1 octobre 2007




Etendue sur l'herbe fraîche,le ciel m'enlace.Les ombres s'étirent.Il me suffit d'une main levée pour
inscrire mes prières dans les nimbes.Il me suffit d'un souffle pour les envoyer vagabonder dans ces nébuleuses montagnes parmes.


Et le firmament de les entendre impuissant.


Une perle de pluie sur ma paupière,un battement de cil,voici,il répand sur mon corps ses affables sanglots.Mes doigts s'enfoncent dans l'humus,je respire les tendres effluves des fougères.La brume rampe pour me recouvrir de son dais laiteux.


Et la terre de me recevoir généreuse.


Il est juste temps de dormir.Ma couche dans les joncs,le frémissement des lacs gardiens de mes songes.Dès lors,je te retrouverai,bracelet de pierre autour des lys,écorce odorante sur le bois tendre des chênes,lueur fulgurante de l'éclair dans l'air du soir.


Et le sommeil de m'accueillir délicieux.


J'ai entendu le feu murmurer à mon oreille ton amour.J'ai entendu les eaux rire avec nous.J'ai entendu le vent emporter nôtre desespoir.J'ai entendu s'envoler les amas de poussière au seuil de nôtre histoire.Et me suis éveillée.....


Et l'aurore de désiller mon regard.


Etendue sur l'herbe fraîche,tes bras m'enlacent.Les ombres s'éclipsent.Il me suffit d'embrasser ton être tout entier pour honorer mes prières.Il me suffit d'inspirer pour t'absorber et te laisser choir sereinement en mon sein.


Et l'eternité pour te garder là.....
Par Nadia - Publié dans : mes écrits
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Mercredi 26 septembre 2007

En ce monde,âmes damnées,vous refusez l'eternité,sous le glas des
sorgues,dans les brumes léchant les rives spectrales des citées
englouties.En ce monde,génies,enfants d'Elfinesse,vos pas ondoyant font
frémir les corolles de fleurs sous les sylves d'émeraude.En ce monde,le
trépas innéluctable et le souffle créateur dansent de concert,du
silence solennel des tertres au timbre cristallin des fontaines.
 
Et par la bouche de son peuple s'extirpe la geste des héros
d'antan,chevauchant sur leurs palabres fantastiques,insufflant la vie à
l'acier de leurs armes,guerriers sompteux en quête de chimères.Ceux qui
ne voient plus,iris voilé par les années passées,chantent les périls et
la hardiesse des valeureux déflorant les vierges contrées,la beauté de
leurs flancs prometteurs.
 
Que rêvent encore nos enfants,les doigts effleurant la bruyère des
landes,les pierres levées pour le ballet des astres.Qu'ils soient la
sève des mythes anciens.Que les plaies d'amour de leurs braves aïeux se
muent en fleuves de miel sur leurs lèvres et que le sang versé
les maintiennent debout,fiers et remarquables.
 
Que rêvent encore nos enfants,la tête posée sur le giron de leur histoire,
sereins,empreints de gratitude,semence flamboyante du fertile devenir. 


 

A Erwan,qui m'a inspiré ce texte,une ode à son monde,echo du mien.

Par Nadia - Publié dans : mes écrits
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