Demat deoc'h

  • armelezour
  • : 06/10/2006
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Dimanche 13 juillet 2008


..

 





 





Vois ce qui te ressemble et jamais ne l'oublie!



Un sillon dans la terre que l'orage émeut,un horizon aux rigoles fertiles et au sein mysterieux.Les dragons noir et rouge dorment paisibles sous ton corps cryptique.Les dragons blanc et or attendent à leurs portes les braves comme les fous.

Un royaume martial aux gouffres insondables,des couloirs de lave, innombrables veines incandescentes dévorant ta chair.Un monde de douceur à la face du soleil,ses délicieux rayons de miel entre les doigts des enfants.

Des nuits où l'on entend s'entrechoquer les glaives sur tes plaines desertes,des brumes qui à longs plis enroulent les ombres de leur voile mortuaire.Pour consoler les âmes perdues,des nuits aux flancs laiteux,des étoiles à souffler comme poussières des voeux.

C'est là que rugissent les mers quand au vent elles livrent leurs corps,quand leurs ventres affamés s'en vont blanchir les os des naufragés.C'est là qu'expire l'océan quand la lune emporte la tourmente,tes rivages sont las des assauts répétés.



 



Vois ce qui te ressemble.
Toi le géant à la grâce sublime.
Un chêne tu déracines,un brin d'avoine tu épargnes.



 




L'oriflamme belliqueux claque sur les nefs aux voiles déployées comme l'esprit ardent éclate sur ton front.Comme ton auguste regard transcende,la rafale noire et brusque d'une nuée de corbeaux dans un ether céruléen.Au sol conquis,l'épée fichée.

Aux armes animales,le sang.Les arcanes dans les palabres fabuleuses des sorciers pour animer les entrailles des sepulcres démoniques.Pour te relever,mon guerrier exténué,le chatoiement des ondes enchanteresses,divine liqueur à l'ombre des lourdes ramures.

Le visage d'une citée immaculée,au port altier,sur les montagnes tourmentées.Le nez droit de la tour d'argent.Les lézardes,les ciselures,le chêne de sa bouche percée par deux anneaux d'airain.Son regard embrasse ton monde,mille sentinelles aux créneaux de sa tiare de marbre.

Les hommes libres,les aliénés,le fracas des cors pour les rassembler.Les vierges dociles,les lascives sybarites,la cadence des tambours pour les exalter.Plus noble que les orbes astrales,plus beau qu'une écume efflorescente,ton peuple dévale le verbe des bardes,au timbre envoutant des harpes,dans le silence déférent de l'Univers.



 



Vois Aimé ce que mes yeux voient.
Laisse nous là-bas,laisse moi en toi.
J'ai ouvert ta poitrine pour y déposer le fruit vermeil arraché à mon giron.
A l'unisson ces aubiers gonflés d'amour pourront-ils battre,dussions-nous empoigner nos plaies béantes.




 



A mon unique et ultime Aimé.



Aux doux affables qui ne nous ont vus qu'avec le coeur.





 





 

Par Nadia - Publié dans : mes écrits
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Dimanche 13 juillet 2008

 

Les fées déglinguées sont très souvent bordéliques à souhait.Si...si si et on ne s'en etonnera guère ( j'en vois déjà qui sourient doucement ).Dans mon appart,un fratras inextricable de fringues (dont les 3/4 ne me plaisent/vont plus), de papiers ( dont les 3/4 sont des enveloppes vides/pubs et bons de reduction périmés ), de bouquins ( dont les 3/4 hormis ma bibliothèque,sont de vieux magazines : " scoop!Britney Spears n'est pas vierge! "....gnèèèè ??? ), de vaisselle entassée ( dont les 3/4 sont inutilisés.Pas coordonné hein le service à vaisselle,cela va de soi ), de tiroirs et boites à foison ( dont les 3/4 renferment d'improbables bidules : c'est quoi cette clé,ce ressort,ce bouton,ce rouleau où il ne reste plus qu'une bande de scotch,ce...quelque choooose,ça vient d'où ? Bah on ne sait jamais,ça peut toujours servir...) Oui donc,une tour de Babel en kit,une ode à l'éparpillationnage ( oui j'aime bien inventer des mots quand je ne trouve plus le terme exact ), un autel dréssé à l'inutile,voilà mon chez moi.

 

Mais les fées déglinguées aiment aussi s'envoler de forêts en prairies,et nonchalantes butineuses,emportent dans les plis de leurs robes rapiécées,petits trésors à conserver et à déposer dans leur alcôve à rêves,auprès des biens qui leur sont chers.Dans mon capharnaüm,en prenant garde à ne pas marcher sur les chats,ma malle aux chimères.Comme les enfants rêveurs aiment à nous mener dans leur cachettes secrètes,où dorment de singuliers butins,je vous dévoile en pur partage,une partie des biens ( une autre plus intime est bien gardée ) que je pourrai finalement emporter dans ma roulotte si je devais trouver un autre " home sweet home " ( d'ailleurs à bon entendeur hein...ben quoi ? L'occasion fait le larron !! ).

 

ps:un énooooorme merci tout particulier à Mamazelle Chrysalide qui m'a justement fait don,avec toute l'immense générosité qui la caractérise,de cette malle au trésor.De grosses bises à elle ;)

 

Dans ma malle il y 'a.....

 

Les photos de mes aïeux,un don de feu ma grand mère,mi abuelita ( hormis le cadre, cadeau d'une mère à sa fille )...

 

 

Une tête de bouddha en platre doré et une cloche à prière Hindoue dédiée à Hanuman le Dieu Singe...

 

 

De vieux,de très vieux livres et missels avec parfois quelques ecrits à l'interieur,le plus ancien date de 1829,d'Angleterre : "Charlotte Augusta Hover,the gift of her dear mamma,Jan  1  1829" .La toute petite carte fleurie de 1869 : "donné à madame Fraeligher", fut trouvée avec celle du petit Christ dans le missel damassé de velour et orné d'une croix,lui même datant de 1845.Rien que d'en parler j'en frissonne ;)

 

 

Une marionnette Indonesienne,pour ces fabuleux théâtres d'ombres.Je me souviens d'ailleurs avoir toujours été fascinée par cet art.Petite, à l'époque où nous  avions droit  pour les fêtes de Noël à des programmes télé moins indigestes qu'aujourd'hui ou du moins plus "féériques",on nous passait quelques films merveilleux en ombres dites "chinoises",tel Pierre et le loup ainsi que  des contes russes.

 

 

un retable vénitien en bois patiné,fermé....

 

 

... hop ouvert ! Une représentation de la vierge à l'enfant de Raphaël.

 

 

Don de feu mon oncle,issue de sa collection,une petite poupée japonaise dite Hina Ningyô, pour le Hina Matsuri,fête des poupées consacrée aux petites filles.

 

 

L'Orient bien evidemment!  Narguilé d'Egypte,service à thé de ma grand mère,bibelots et cartes postales.

 

 

De beaux recueils qui sentent bon cette Bretagne si chère à mon coeur,dédicacés par Erwan mon archange gardien ( dédicace en dessin de la classe qui dechire sa mémé dans les légendes des pays celtiques et petits mots praillevète dans le légendaire celtique ). Et la première fois que j'ai découvert le travail du graaand Yannick Germain,ce fut par le biais de cette carte postale "Cernunnos" le Dieu aux bois de cerf,dans une boutique en plein milieu des menhirs à Carnac. Au dos,un joli mot du barbare et une esquisse,une nuit de ripaille lors de Samhein,31 octobre.Et je remercie ces deux loustics en leur faisant ma plus belle révérence,car ils m'ont légué d'autres beautés encore!! Quant à l'énorme galet,rapporté d'une plage du Guilvinec,Finistère (ben ouais je sais,on est déglinguée ou on ne l'est pas) mais pratique dans le sac de voyage au cas ou l'on risque de se faire agresser...et puis pratique aussi quand on ne trouve plus son marteau pour planter un clou (bordéliiiique je vous dis!! ) .Et le trucmuche en bas à droite,un bout d'ecorce moussue...moui bon ça va je sais mais j'aime bieeeen!

 

 

mes bijoux favoris ( aaaaah futilité féminine quand tu nous tiens!! ) et une bouteille de parfum,Kenzo ze first ouane,pour me souvenir de mes années d'adolescence ( aaaaah nostalgie quand tu nous tiens!! ) ,même que sur la boite ils disent "ça sent beau" (ouais,se sont foulés les mecs aux réunions marketing)

 

 

Moults dinette médiévale,brocs,vases,hanap etc et deux petites pièces d'echec en etain,une gente dame et un chevalier.

 

 

Et enfin,des costumes d'opéra chinois,avec les grandes manches qu'on fait tournoyer et tout et tout ( et qu'on se fout dans la tronche au risque de s'etrangler avec.De plus, dedans, on joue les princesses alors que dessous,on crève de chaud et on sue à mourir.Bref,classe et glamour hein...) Vieux ces costumes,usés même,mais hors de question que je les emmène au nettoyage,trop peur d'une catastrophe,d'une perte ou qu'ils en ressortent encore plus abimés .Tant pis,ils resteront comme ça et c'est bien ainsi finalement...

 

 

 

 

Par Nadia - Publié dans : rêver
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Jeudi 24 avril 2008

Les quais de gare, voilà qui m'est desormais assez famillier.Bretagne,ma chère bretagne,mes pieds vont à nouveau fouler ta terre légendaire! Demain je m'en vais,sac de randonnée sur le dos,monter dans un TGV afin d'assister ce week-end ,au festival Rockambullesque,direction Quimperlé.Un festival BD et rock où mon très cher archange gardien Erwan Seure-Le Bihan ( son site est proposé das la section liens de  ce blog ) exposera quelques-unes de ses oeuvres enchanteresses aux cotés de Virginie Ropars,créatrice de poupées,mais aussi Olivier Ledroit et Jean Baptiste Monge.Sans compter une pleïade d'autres artistes tels que Lidwine,Philippe Bouveret,Bruno Brucero,j'en passe et des meilleurs.

Si vous désirez en savoir plus,cliquez ici: 
rockambullesque

Par Nadia - Publié dans : viendez voir!
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Dimanche 20 avril 2008

 

 

Que tout et tous fassent silence.Elle a harrangué les dieux dans l'energie du desespoir afin qu'ils lancent sur son monde les ultimes foudres.Leurs mains posées sur la sienne,voici l'oeuvre malheureuse.La grande tour aux parements resplendissants lentement se recouvre de ronces noires,hydres voraces légions des ineptes angoisses .Les arbres alentours pourrissent pour n'être plus que mains noueuses ou griffues,tendues vers le ciel,éffigies enkylosées des prières déboutées.Les rivières se sont taries,les sources n'ont plus la force de sourdre,les mers se sont retirées.Plus rien au dessus,le néant qu'aucun astre ne pourra à nouveau silloner.Elle s'est élue unique maitresse de cette désolation,déambulant les membres glacés entre les ruines qu'elle a engendré sous la tutelle de son affliction,des insupportables chagrins.

 

Que tout et tous fassent silence au devant d'une souveraine à la couronne chancelante.Dans un bastion aux murs de ténèbres,une cour spectrale peuplée de créatures issues de ses chimères.Tous se croisent et nul ne se rencontre,nul ne voit l'autre.Elle seule peut fendre cette foule nébuleuse et l'embrasser du regard,elle seule a conscience de ce qu'elle a créé,matrice affligée de tristesse et de remords.Mais entre ces fantômes,elle a reconnu son aimé.Celui en qui elle avait cessé de croire,prisonnière de ses sempiternels tourments.Ses bras pour l'etreindre et ne se refermer que sur elle même.A genoux cette reine au trône de poussière,cette étoile morte aux pieds de son eternel amour,aux insaisissables pieds d'un mirage.

 

Que tout et tous fassent silence.Que la vie n'invite plus ses paupières à s'ouvrir sur l'absence et la solitude.Qu'elle ne les scelle plus sur les songes où elle demeure en présence de son adoré.Elle s'est retirée.Il ne lui reste plus qu'à survivre,nourrie du sang deversé par son propre coeur.Jusqu'à ce que ce sang déborde de ses yeux où toute lueur a définitivement disparu,de ses oreilles qui plus jamais ne percevront le son de sa voix,souffrance écarlate éparse sur sa couche.Qu'il coule douloureusement de ses narines pour retourner à sa bouche dans un immuable cycle.Elle a offert son pied aux lanières cruelles d'un collet,elle a claqué les bracelets d'acier autour de ses poignets déjà meurtris,a crocheté son cou à l'hameçon acéré.Tout cela,elle l'a fait consentante,indocile à la sagesse,affamée,assoiffée d'amour pour finalement agoniser,dupée par le fruit de sa vanité et les faiblesses de son âme.



Par Nadia
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Lundi 24 mars 2008

 

Comment puis-je oublier l’humilité avec toute ta richesse à mes cotés?
Et pourtant j’ai levé la tête,ta main sous mon menton.

Mais je ne suis qu’un oiseau fremissant au milieu de ton vaste ciel.
Je ne suis qu’un bourgeon vernal au flanc de ton écorce.

Les paroles des trouvères possèdent-elles la force necessaire,
mon verbe encore hesitant s’élèvera t-il assez haut pour te louer?

Je ne suis qu’un reflet sur la vague de ton fabuleux océan.
Rien d’autre que la pâle lune à la face de ton soleil.



Comment puis-je retenir mes larmes avec le souvenir de ton immensité?
Et pourtant elles savaient si bien se tarir,toi contre moi.

Mais je ne suis qu’une nuée de cendre offerte aux rafales  de cette histoire.
Je ne suis qu’un verset de ce cantique murmuré à son dénouement.

Les prières des profanes trouvent-elles égide indulgente,
mon tourment demeurera t-il à l’ombre de l’irrémédiable?

Je ne suis que l’empreinte des pas sur les arènes sablonneuses.
Rien d’autre que ce spectre rôdant le long d’une grève blafarde.



Comment puis-je poser la dague sur nos chairs,l’une à l’autre vassales?
Et pourtant,main tremblante,j’arrache doucement mon âme à ton étreinte.

Mais je ne serai plus que la remembrance d’un regard aimant,un rire etouffé.
Je ne serai plus qu’une chimère au dessus de ton épaule,à l’accoudoir des souvenirs.

Le coeur doit-il accepter de devenir plus froid encore que le trépas,
qui puis-je immoler desormais sinon moi-même afin de t’offrir la paix?

Je ne serai plus que gardienne au pyrée de nos reliques d’amour.
Rien d’autre qu’une fée languissant sous ton arbre mon aimé.

 

 

Par Nadia - Publié dans : mes écrits
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